Statistique Canada a publié une étude longitudinale inédite sur le temps d'écran et le bien-être des jeunes canadiens, suivant une cohorte de 12 à 17 ans en 2019, puis de 16 à 21 ans en 2023.
Principaux constats
Seulement 14 % des jeunes ont respecté les recommandations de la Société canadienne de pédiatrie (maximum de deux heures de temps d'écran récréatif par jour) durant les deux années étudiées. À l'inverse, 37 % les ont dépassées aux deux périodes. Le temps d'écran médian est passé de moins de deux heures par jour en 2019 à cinq heures en 2023, une hausse attribuable en partie à la pandémie.
Les hommes et garçons, les personnes ayant une incapacité et les résidents en milieu urbain dépassent davantage les recommandations. Les jeunes respectant les directives affichent de meilleurs résultats sur plusieurs indicateurs de bien-être : santé mentale excellente ou très bonne (58 % contre 38 %), faible niveau de stress (37 % contre 25 %), satisfaction élevée à l'égard de la vie (89 % contre 78 %), et moyennes scolaires supérieures (94 % contre 88 % avec une note générale d'au moins 70 %).
Écrans, sommeil et activité physique
L'utilisation d'écrans avant le coucher est répandue : 90 % des jeunes de 17 ans le font. Cette habitude est liée à une durée de sommeil insuffisante et à des difficultés d'endormissement. Les jeunes qui respectent les directives sur le temps d'écran sont 1,5 fois plus susceptibles de suivre également les recommandations en matière d'activité physique.
L'étude révèle que l'activité physique seule ne compense pas entièrement les associations entre temps d'écran excessif et bien-être diminué, bien qu'elle atténue certains effets sur le stress et la santé générale.
Différences selon le genre
Les bienfaits du respect des directives sont observés chez les deux genres, mais avec des nuances. Chez les filles et femmes, respecter les limites est associé à une moindre prévalence de pensées suicidaires (93 % contre 79 %). Chez les garçons et hommes, le lien est plus marqué avec les moyennes scolaires.
Les chercheurs soulignent que cette analyse ne permet pas d'établir de causalité et appellent à des recherches futures distinguant la qualité et le type d'usage des écrans (scolaire, récréatif, social).
Pour une lecture complète de l'étude et ses tableaux détaillés, consultez l'article original sur le site de Statistique Canada.
Cette synthèse se veut transparente et neutre. Disconnecto intervient ici en tant qu'observateur du paysage numérique, sans prise de position. Nous vous invitons à consulter la source originale pour une lecture complète.


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