Aux États-Unis, un phénomène préoccupe les enseignants en études cinématographiques : leurs étudiants n'arrivent plus à regarder un film jusqu'au bout. The Atlantic rapporte ce constat à partir d'une vingtaine de témoignages d'universitaires.
Des chiffres révélateurs
À l'Université de l'Indiana, les professeurs peuvent vérifier l'activité de leurs étudiants sur la plateforme de streaming du campus. Les données montrent que moins de 50 % lancent le film et seulement 20 % le regardent en entier. À l'Université du Wisconsin, un test sur le film Jules et Jim de François Truffaut a révélé que plus de la moitié des étudiants se sont trompés sur la fin, affirmant par exemple que les personnages se cachaient des nazis ou rencontraient Hemingway.
Un problème générationnel et sociétal
Malgré l'interdiction d'appareils électroniques pendant les projections, la moitié des étudiants consultent leur téléphone. Certains professeurs comparent leurs élèves à des fumeurs en manque. Le phénomène s'est accentué depuis la pandémie.
Les enseignants attribuent cette difficulté à l'évolution des habitudes médiatiques plutôt qu'aux étudiants eux-mêmes. Ces jeunes adultes ont grandi avec le défilement infini et passent environ cinq heures par jour sur les réseaux sociaux. Une étude révèle que les utilisateurs d'ordinateurs changent d'onglet toutes les 47 secondes, contre une fois toutes les deux minutes et demie en 2004.
Pour en savoir plus, consultez l'article complet sur Courrier International.
Source : Même les étudiants en cinéma n'arrivent plus à regarder un film jusqu'au bout
Cette synthèse se veut transparente et neutre. Disconnecto intervient ici en tant qu'observateur du paysage numérique, sans prise de position. Nous vous invitons à consulter la source originale pour une lecture complète.


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